Dans les bois – Festival Cirque(s) – Angers

Une reprise en salle, avec création lumière de Dans les bois, (crée à Avignon in en 2013) au Quai à Angers au cours du festival Cirque(s) samedi 8 mars (18h et 20h30)

Conception : Sébastien Le Guen | De et avec : Dgiz (slam et contrebasse); Jérôme Hoffmann (déséquilibre sonores) et Sébastien Le Guen (équilibre sur objets) | Régie : Vivien Sabot | Chargé de Production : Sébastien Lhommeau

LE QUAI (Angers) FESTIVAL CIRQUE(S)

« Dans les bois » Festival d’Avignon / Presse « Libé »et « L’huma »

– LIBERATION 23 Juillet 2013

Brûlots à Vif en bande organisée

CRITIQUE Avignon . Le programme «Sujets à vifs» révèle des spectacles énergiques et inventifs, à cheval entre danse et cirque. Par MARIE-CHRISTINE VERNAY (à Avignon)

Lutins. Pas plus que de Dans les bois, du fil-de-fériste Sébastien Le Guen, interprété par lui-même, et le slameur Dgiz. En équilibre sur des petits bouts de bois, rappant et dérapant sur une langue qui nous mène des contes enfantins aux cités périphériques, le spectacle, cirque electro avec un compositeur bruiteur et dessinateur de paysage intérieur (Jérôme Hoffmann), est hors norme, fascinant. Il se construit et se débat pour nous emmener dans ces forêts où aiment à se perdre les plus grands héros dramatiques. Les trois sont des lutins, craquants à croquer, comme le petit chaperon rouge.

Sujets à Vif (programme C et D) au jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph, jusqu’à jeudi, à 11 heures et 18 heures.

– L’HUMANITE le 22 Juillet 2013

Un fildefériste léger et deux boules de nerfs

Envoyée spéciale. Avec Dans les bois, le fildefériste Sébastien Le Guen se met dans la peau du Petit Chaperon rouge. (1) Trente-quatre plots en bois, de cinquante centimètres de haut sur trois à quatre centimètres de large, pas plus, sont disposés sur scène à la verticale comme une forêt en réduction. Pour se déplacer, Sébastien Le Guen va devoir se hisser sur l’un d’eux pour ensuite passer de l’un à l’autre sans tomber. Le compositeur Jérôme Hoffmann bruite l’épreuve en direct. À la contrebasse, Dgiz imite le hurlement du loup. Il balance des mots qui claquent pour mieux déstabiliser son partenaire. En vain. Sébastien Le Guen, concentré, n’écoute rien, ne voit personne. Il avance. Après être arrivé sans encombre à l’autre bout du plateau, il tend tranquillement une corde de cour à jardin. Marcher sur un fil semble alors relever du jeu d’enfant et c’est presque en dansant qu’il chemine, l’orteil léger, le zèle sûr, avant de retomber, entier, sur ses deux pieds.

M.S.

« DANS LES BOIS » Festival d’Avignon / Presse « toute la culture »


Ce matin, la première forme était une commande au funambule Sébastien Le Guen. Il invite sur le plateau du Jardin de la Vierge le slammeur et jazzman Dgiz. Aux « machines », le musicien Jérôme Hoffman.

Il va s’agir d’une déambulation « Dans les bois » et dans un équilibre discontinu. Sébastien Le Guen, en survet’ rouge s’attaque à des bouts de bois rectangulaires et longs. Ils vacillent d’un coup de vent et lui y grimpe comme l’oiseau se pose sur une branche. Au commencement, le slameur est le souffle et le dj les battements du cœur, le circacien ne bouge pas.

Le mouvement vient vite, engagé, dans un geste qui accompagne un rap devenant acide. Il est question d’une lutte pour exister, du très symbolique acte de tomber pour mieux remonter. Dans les bois, les bêtes sauvages rodent, la bienveillance n’est pas partout.

La proposition a un rythme fou et un beau pouvoir de séduction, Le public est amené à donner de la voix comme dans un concert hip-hop, ça décoince et détend, c’est époustouflant de virtuosité !

Amélie Blaustein Niddam

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